En cours de construction
3 présentations du 13 au 16 février au Brésil avec le ministère O Livrinho, pour discuter d'Apocalypse 17
Commençons par une prière. Dieu saint, nous Te remercions d'être avec nous. Nous Te remercions de nous permettre de venir T'adorer en ce jour sacré de sabbat. Alors que nous essayons de mieux Te comprendre, de mieux nous comprendre et de mieux comprendre l'ennemi, je prie pour que nos pensées collectives aboutissent à une compréhension correcte. Au nom de Jésus, Amen.
Parfois, lorsque des mots sont utilisés dans différentes langues, ils peuvent avoir des connotations différentes. Donc, il peut arriver que les mots que j'utilise ne soient pas les meilleurs. On m'a demandé à plusieurs reprises d'expliquer mon choix de mots. Je vais donc prendre quatre mots ou expressions, afin d’essayer de parvenir collectivement à une compréhension commune, à travers les différentes langues que nous avons dans notre Mouvement.
Il peut donc y avoir une certaine répétition dans les mots, car lorsque vous traduisez de l'anglais vers votre propre langue, les mots sont toujours différents ; les traducteur.trice.s devront donc s'en accommoder. Je vais donc examiner :
- L'égo
- L'autoprotection (ou protection de soi) [self protection]
- L'estime de soi [self worth]
- L'égoïsme [selfishness]
Il s'agit simplement de ma compréhension fondamentale de la signification de ces mots. Je vais donc utiliser le terme « focus » [se concentrer] ; c'est ce sur quoi ces mots se concentrent. Il ne s'agit pas de définitions tirées du dictionnaire. Je suis sûr que chacun.e d'entre vous, si vous recherchez ces mots, vous pourriez trouver des nuances légèrement différentes. Je dirais donc que :
- L'égo concerne l'identité et l'image, ou l'image de soi
- L'autoprotection concerne la sécurité [safety] personnelle
- L'estime de soi concerne la valeur intérieure [inner] d'une personne, la façon dont vous vous évaluez
- L'égoïsme concerne vos besoins [needs] personnels
Ce que je veux que nous comprenions, c'est que chacun de ces quatre mots est amoral ; cela signifie qu'ils ne sont pas associés à la moralité.
Chacun de ces quatre mots peut avoir une connotation négative ou positive. Mon tableau n'est pas assez grand et je ne veux pas réduire la taille de la police.
Je dirais donc qu'il existe ce que j'appelle une forme positive ou saine [healthy] de chacun de ces mots. 1, 2, 3, 4 correspondent à ces quatre mots :
1.L'égo : je vais mettre confiance [confidence]
2. L’autoprotection, limites [boundaries]
Vous avez peut-être des définitions différentes, mais j'espère que vous pouvez vous identifier aux mots que j'utilise, même si vous avez vos propres idées.
3.Le respect de soi, c'est l'estime de soi
4.L'égoïsme, c'est prendre soin [care] de soi [self]
Quelles que soient les définitions que vous donnez à ces quatre mots, j'espère que vous pouvez voir qu'ils ont une connotation positive.
Bien sûr, il existe également des connotations négatives – négatives ou malsaines [unhealthy]. Nous allons donc reprendre les quatre mots :
1. Égo, arrogance ou fierté
2. Protection de soi, protection émotionnelle ou barrières [walls] émotionnelles quand vous vous isolez ; vous mettez des barrières entre vous et les autres
3. Estime de soi : selon qui vous êtes, cela peut être de l'insécurité ou, à l'opposé, de la supériorité. C'est donc votre estime de soi ; soit vous vous considérez comme inférieur.e aux autres, soit vous vous considérez comme meilleur.e que les autres. Aucune de ces deux attitudes n'est positive
4. L'égoïsme, le mépris des autres
Lorsque j'ai parlé de l'égoïsme, qui était le numéro 4 de notre liste, j'avais les « besoins personnels » – c'est le sens principal de ce mot, le « soin de soi », le « mépris des autres ». Selon le contexte dans lequel vous utilisez ces mots, ils peuvent avoir des significations très différentes.
Il me semble, au cours de ma vie de chrétien, que les gens ont cette idée que le christianisme est synonyme d'altruisme ; qu'il s'agit de penser aux autres plus qu'à soi-même. J'ai souvent l'impression, lorsque j'observe les gens et que je réfléchis à mes propres sentiments, que la plupart des chrétien.ne.s sont hypocrites ; hypocrites, ce qui signifie qu'il.elle.s se mentent à eux.elles-mêmes lorsqu'il.elle.s pensent que le christianisme est synonyme d'altruisme. À bien des égards, il s'agit d'égoïsme.
Je suis sûr que chacun.e d'entre vous a commencé son parcours chrétien avec le désir de quitter cet endroit horrible, pour aller dans un endroit meilleur. Je ne dis pas que c'est bien ou mal, mais je dis que c'est égoïste. La plupart des gens font de l'évangélisation pour des raisons égoïstes. Souvent, nous voulons que nos enfants ou nos partenaires nous accompagnent dans ce monde meilleur parce qu'ils nous rendent heureux.euses.
Ce sont toutes des caractéristiques égoïstes, et je ne dis pas qu'elles sont positives ou négatives. À moins que quelqu'un.e ait des questions ou des commentaires, je suis heureux de passer à autre chose après cette discussion sur l'égoïsme.
Je voudrais juste récapituler ce dont j'ai parlé hier, et récemment, en me basant sur ce que je considère comme des recherches crédibles, ainsi que sur le livre « The Patriarchs » [écrit par Angela Saini]. Que vous soyez un.e chrétien.ne créationniste ou un.e évolutionniste, cela n'a pas d'importance ; car ces deux visions du monde partent du même point.
Le patriarcat commence lorsque nous avons un modèle agricole. Si vous vous référez au livre de la Genèse, après le péché, vous devrez travailler à la sueur de votre front ; et je pense que cette directive s'adresse à Adam. Quant à Ève, elle a ses propres fardeaux à porter, qui sont d'avoir des enfants et de s'occuper de sa famille. Si vous êtes anthropologue ou évolutionniste, vous avez le même modèle pour l'humanité.
Ce modèle sociétal, combiné à l'égoïsme inné de l'être humain, crée ce que nous appelons des sociétés patriarcales. Vous pensez tou.te.s de cette façon. Ce que vous gagnez, vous pensez que cela vous appartient plus qu'à quelqu'un.e d'autre, que vous soyez un enfant, un parent ou que vous soyez en couple avec quelqu'un.e. Des questions à ce sujet ?
C'est donc le modèle de l'Ancien Testament, sur lequel repose l'adultère. C'est pourquoi les femmes sont considérées comme étant la propriété de quelqu'un, principalement de leur père, puis de leur mari. Bien sûr, aucun.e d'entre nous n'est d'accord avec cela ; aucun.e d'entre nous n'aime cela. Mais c'est une réalité que nous devons comprendre, je pense.
Ce que je trouve triste, c'est que beaucoup d'entre nous dans le Mouvement, hommes et femmes, vivent encore dans ce monde, ou souhaitent vivre dans ce monde. Je pense que beaucoup d'entre nous ne sont pas honnêtes quant à leur propre position sur cette question.
J'ai essayé de consacrer beaucoup de temps, récemment et par le passé, à expliquer et comprendre comment le patriarcat fut créé et développé. J'ai souvent l'air neutre sur le sujet, parce que je pense que nous devons être objectif.ve.s. Cela ne signifie en aucun cas que je pense que c'est une bonne chose, tout comme la plupart d'entre vous ne pensent pas que c'est une bonne chose.
Mais je pense qu'il est important de comprendre que cela n'a pas été voulu ; ce n'est pas un plan satanique. Satan n'avait pas pour objectif que les hommes dominent les femmes et détruisent la création de Dieu. Le temps et le hasard ont fait cela. Je ne sais pas si vous êtes d'accord ou non.
Nous nous revendiquons aujourd'hui féministes radicaux.ales, et je me contente d'observer, ou de commenter, le fait que j'ai constaté que les hommes et les femmes de notre Mouvement n'ont pas beaucoup évolué. Nous vivons toujours dans un cadre très patriarcal. Une grande partie de cela nous est imposée, je le comprends. Chacun.e d'entre nous a sa propre histoire personnelle, que j'appellerai « bagage ».
Mais je pense que souvent, nous ne réfléchissons pas à ce que nous faisons, et à la façon dont nous nous comportons. Parfois, ce sont des points très subtils, et parfois, ils sont évidents. Je ne sais pas ce que les gens en pensent, mais l'une des choses, c’est l'intégrité personnelle qui relève de ces quatre mots que j'ai choisis.
Par exemple, vous avez tou.te.s un téléphone ou un appareil électronique. Et je trouve étonnant que nous ayons l’air de penser que l'égalité exige de nous de partager nos mots de passe avec ceux.celles que nous aimons ; qu'il est mal d'avoir des appareils protégés par un mot de passe.
Pour moi, c'est l'un des principes fondamentaux de l'égalité : le fait d'avoir son propre espace personnel, sur lequel votre conjoint.e, votre partenaire, ne peut pas empiéter. Car cela exige la création d'une relation de confiance entre deux personnes.
Avoir un téléphone non verrouillé n'est pas une preuve de transparence : c'est un manque de confiance entre deux personnes. C'est mon point de vue ; vous pouvez avoir un point de vue très différent.
Et je vais juste ajouter un autre élément qui me dérange. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j'aime regarder les photos de profil des gens. Je trouve étonnant qu'en 2026, je voie des photos de profil de personnes mariées, hétérosexuelles, qui, je pense, ne font pas attention à ce qu'elles font lorsqu'elles publient ces photos. En général, les hommes sont physiquement plus grands et plus forts que les femmes. Je ne sais pas si vous avez le mot « red herring » [littéralement, hareng saur ; aussi traduit par « faux-fuyant »] dans votre langue, qui signifie « diversion ». Lorsque nous parlons d'égalité, les différences physiques ne font pas partie de cette histoire. Mais le fait que nous soyons physiquement différent.e.s a un réel impact, joue un vrai rôle dans l'image de l'égalité.
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve cela étrange, quand je vois les photos de profil d'un couple marié, et que la femme est en dessous de l'homme, le regardant vers le haut, et lui la regardant vers le bas. Je ne sais pas si vous avez déjà vu des photos de profil comme ça, mais j'en vois souvent.
Pour moi, cette image est synonyme d'inégalité. Au minimum, si vous vouliez réparer cela, vous placeriez la femme plus haut que l'homme qui la regarde de haut. Vous la feriez se tenir debout sur une chaise, regardant vers le bas, ou au moins à la même hauteur. Ce n'est donc pas un gros problème, et je sais que nous en sourions, mais nous vivons tou.te.s dans un monde très visuel. Et je pense que pour la plupart d'entre vous, probablement plus que pour moi, l'image est très importante.
D'accord, G.
Membre : Dans le même contexte, qu'en est-il du fait que les hommes sont beaucoup plus libres, ou beaucoup plus à l'aise sans vêtements, par exemple, sans chemise, torse nu, quelque chose comme ça ? Oh, je ne t'ai pas compris. Je te laisse finir ta pensée.
Membre : Je me demandais simplement, puisque tu parlais de cette apparence, de cette image, si tu avais quelque chose à dire à ce sujet ; que les hommes sont beaucoup plus à l'aise sans chemise, par exemple ?
La sexualisation du corps féminin est un énorme problème dans le monde. Nous le savons tou.te.s ; nous en faisons tou.te.s l'expérience. Je ne sais pas quelle est la solution, car nous ne vivons pas isolé.e.s du reste du monde.
Je ne pense donc pas qu'il soit sain que les hommes et les femmes aient une perspective très différente de leur propre corps. Et pourtant, je suis prêt à admettre que je ne sais pas non plus quelle est la solution. Mais si j'interprète les propos de G., je reconnais que c'est un problème, un problème qui n'est pas facile à résoudre.
Bon, je suis prêt à passer à autre chose. J'ai expliqué ce qu'est l'égoïsme. J'espère avoir expliqué assez clairement pourquoi l'Ancien Testament se concentre sur les femmes, lorsqu'il parle d'adultère. Nous arrivons au Nouveau Testament et Dieu va commencer à agir ou à changer leur Église. Il y a plusieurs raisons à cela qui dépassent le cadre de notre discussion. Nous savons qu'au moment où vous arrivez au Nouveau Testament, l'Église est devenue corrompue. Cette corruption est due à plusieurs facteurs. L'un d'entre eux est l'utilisation abusive, la mauvaise compréhension du système du sanctuaire.
Je pense que tout le monde ici sait ce qu'est une théocratie. Ce n'est pas une Église, c'est un gouvernement dirigé ou contrôlé par Dieu. Dieu aura un représentant, un prophète, un prêtre ou un roi, mais toutes les règles sont basées sur ce Dieu particulier, ou cette religion particulière. On arrive au Nouveau Testament et les choses vont changer. La corruption du passé doit prendre fin. Cela signifie que le peuple de Dieu, Israël, ne peut plus être soumis à une théocratie. C'est donc un changement majeur qui va se produire.
Le deuxième changement est que le système du sanctuaire a pris fin. Il est désormais davantage un obstacle qu'une aide. Il ne remplit plus la fonction pour laquelle il a été créé à l'origine. L'Église va donc désormais être sous la protection et la garde d'un gouvernement laïc.
Paul aborde beaucoup ce sujet dans ses écrits. Outre cet aspect d'appartenance à un gouvernement, d'être citoyen.ne, nous l'appelons souvent « l'État », la religion d'Israël va être réévaluée, elle va être modifiée.
Un livre facile à consulter serait l'épître aux Hébreux. Il y aura un changement dans la loi religieuse. Le sacerdoce lié au système du sanctuaire va prendre fin. Et ce que nous comprenons, c'est que nous allons avoir un sanctuaire céleste et un prêtre céleste.
Il y aura donc des changements vraiment fondamentaux, ou que nous qualifierions de radicaux, lorsque nous passerons de l'Ancien au Nouveau. Nous pourrions donc appeler cela une restauration de l'Éden ; vous connaissez le modèle Éden à Éden que nous avons.
Donc, on pourrait s'attendre à ce qu'une partie de ce changement concerne l'égalité ; car si l'on remonte au tout début, les hommes et les femmes, Adam et Ève, ont des droits égaux : il.elle sont égaux.égales. Je pense que nous comprenons tou.te.s que l'égalité ne signifie pas être identique ou être les mêmes. Je pense que chacun.e d'entre nous a sa propre compréhension des raisons pour lesquelles Adam et Ève sont très différent.e.s, mais c'est quelque chose avec lequel chacun.e d'entre nous doit se débattre individuellement.
Mais il.elle ont tou.te.s deux les mêmes droits. Et ce qui commence à changer après ce que nous appelons le péché, que les anthropologues appellent la société agricole, c'est que l'inégalité commence à nourrir les relations humaines. La situation ne fait qu'empirer. Jésus va commencer à aborder ce sujet, et il le fait dans le Sermon sur la Montagne [Mt 5:1-12]1).
Je sais que j'avais dit que je parlerais du contexte de Matthieu 5, mais je vais quand même passer cela. Désolé, C. Nous arrivons aux versets 27 à 30, 312).
Et Jésus va réorienter sans équivoque le sujet de l'adultère. Et maintenant, Jésus dit clairement que l'adultère peut aller dans l'autre sens, ce qui n'était jamais arrivé auparavant. Il s'agit donc maintenant des hommes qui convoitent les femmes. Et vous remarquerez qu'il ne fait aucun commentaire sur le statut social de la femme, qu'elle soit célibataire ou mariée. Il ne parle pas non plus de l'état civil de l'homme, car il dit « quiconque », « tout homme », « tout homme qui regarde une femme ». C'est un changement vraiment radical ou fondamental par rapport à l'Ancien Testament. Ce n'est pas seulement un changement religieux, c'est un changement sociétal, c'est un changement du système juridique. Et la façon dont Jésus contourne cela, c'est qu'il va détruire le système juridique juif, car ils vont maintenant passer sous la domination de Rome.
Bien sûr, il faudra des décennies pour que ce changement se produise, car nous sommes dans les années 30, ou à la fin des années 20, et le changement ne se produira pas avant les années 70 ou 80. Il faudra encore 50 ans, avant que le système juridique passe d'Israël à Rome. C'est donc un changement que nous pouvons observer ici. Définition Du Péché D’Adultère L'autre changement concerne la manière dont nous définissons le péché d'adultère. Il ne s'agit pas seulement de l'acte en lui-même, mais aussi de la pensée. Ce n'est pas une idée nouvelle, mais simplement la réitération de quelque chose que tout le monde savait déjà à l'époque, et que nous savons également. Il y a souvent des passages du Nouveau Testament que nous citons, mais presque tous sont basés sur des concepts ou des idées de l'Ancien Testament.
Ainsi, si vous détestez quelqu'un.e dans le Nouveau Testament, on nous dit que cela équivaut à quoi ? Cela équivaut à un meurtre. Si vous détestez quelqu'un.e, c'est comme si vous le.la tuiez. Ce n'est pas une idée nouvelle. Vous pouvez trouver le même principe dans l'Ancien Testament. Si vous voulez comprendre qui est quelqu'un.e, vous ne regardez pas son comportement, vous regardez ses pensées.
C'est donc un concept du Nouveau Testament qui a été développé à partir de l'Ancien Testament. Ce n'est donc pas une idée nouvelle que Jésus soulève ici, mais quand on l'exprime ainsi, c'est une position radicale à adopter.
Membre : Mais vous ne pouvez pas voir leurs pensées. Nous pouvons peut-être entendre ce qu'il.elle.s disent, mais nous ne pouvons pas voir cela.
Il ressort clairement de ce que L. a dit, non seulement dans cette situation, mais dans toutes les situations, que c'est le problème fondamental, la question sous-jacente. Je vais donc poser une question à L., mais tout le monde peut y répondre. Tu veux aller au Ciel ; vous le voulez tou.te.s.
Je travaille sur une sorte de vieux modèle, un modèle plus ancien que nous avons tou.te.s à propos de notre relation avec Dieu, le chemin étroit sur lequel nous sommes, nous connaissons tou.te.s cette vision.
Donc, quand vous arriverez à la porte du Ciel, quand votre nom sera appelé lors du jugement – quelle que soit la façon dont vous voulez le formuler - les protestant.e.s diront que l'ange Gabriel vous contrôlera à la porte. Les protestant.e.s diront donc : « Gabriel vérifie votre dossier. » Et nous disons : « Le jugement a commencé, le jugement investigatif, tout cela. » Alors, L., quand ton nom sera appelé, qu’est-ce que Dieu va vérifier ? Tes pensées ou tes actions ? L. a dit : « Mes actions. » Tes actions, pas tes pensées ?
Membre : Mes actions.
Donc, L., tu es venue à ce camp meeting, et tu as souri, tu t'es très bien comportée, mais tu as de l'amertume dans ton cœur et, tu sais – nous n’allons pas le faire dans ce camp meeting – mais
si tu vas te laver les pieds avant la communion, le lavement des pieds sert à te réconcilier avec quelqu'un.e d'autre, même si tu ne l'as pas giflé.e ; si tu le.la détestais simplement. Je vais donc revenir à la question : seras-tu jugée sur tes pensées ou sur tes actions pour entrer au Ciel ?
Membre : D'après mes sentiments.
Alors maintenant, Dieu va te juger sur tes pensées ?
Membre : Pas exactement.
Je vais regrouper les pensées et les sentiments, car les actions sont l'expression d'une pensée ou d'un sentiment. Je peux voir ta main bouger, je peux entendre ta bouche parler, et je peux voir ton visage se déformer ; tout cela, ce sont des expressions physiques d'une pensée ou d'un sentiment. Si tu es d'accord avec cela, sur quoi vas-tu être jugée ? La pensée et le sentiment ou l'action ?
Membre : Les pensées et les sentiments. C'est difficile. C'est très difficile.
L. a donc changé d'avis et elle a dit maintenant « la pensée ».
Membre : Oui, mais je pense que c'est très difficile.
Continue.
Membre : Je pense simplement que c'est très difficile.
Difficile pour Dieu ?
Membre : Non, difficile à comprendre pour moi.
D'accord, qu’est-ce qui semble le plus juste ?
Membre : Les actions. Mais les bonnes actions accompagnées de mauvais sentiments ne sont pas si bonnes que ça ; c'est donc difficile. J'ai vraiment du mal avec ça ; je suis en train d'y réfléchir.
Tu as fini ? D'accord. On peut tou.te.s voir que tu as du mal. Vas-y.
Membre : C’est un peu mieux que ça. Je pense qu'Il jugera à la fois les actions, les sentiments et les pensées.
Donc, tu adoptes la même position que L. Tu seras jugée sur tes pensées et tes sentiments. Je sais ce qu'elle a dit, mais si vous parlez d'actions, de pensées et de sentiments, ce sont les pensées et les sentiments qui sont déterminant.e.s. Nous allons d'abord passer à D. Il avait levé la main tout à l'heure.
Membre : Ma question est donc la suivante : penser n'est-ce pas une action ? Parce que je sais qu'il y a des pensées qui nous viennent à l'esprit, sans que nous le décidions, mais il y a l'action de penser à quelque chose, de murmurer à propos de quelque chose. C'est une action.
Je veux rester simple : une action est un acte physique.
Membre : D'accord. Si c'est le cas, je vais aller à Matthieu 21.
Je vais faire un résumé avant, puis nous y allons.
Membre : Je pense que les actions sont plus importantes. Car dans Matthieu 21 :283) [28 à 32], Jésus raconte cette parabole. Je peux la résumer, mais on peut la lire.
Nous avons donc la parabole de deux fils.
Membre : Oui. Il y en a un qui dit : « Je ne vais pas faire le travail », et puis il va faire le travail. L'autre dit : « Je vais faire le travail », mais il ne le fait pas. Et puis Jésus demande « lequel d'entre eux sera sauvé ». Et la réponse est celui qui a fait le travail, même s'il avait dit qu'il ne le ferait pas. Je pense donc que ce que tu fais est plus important que ce que tu dis ou penses.
Celui qui a dit : « Je ne travaille pas », dans son esprit il pensait : « Je déteste mon père et je déteste mon frère, mais si je ne travaille pas, je n'aurai pas l'héritage. »
Membre : Oui.
Il a donc une très mauvaise attitude. Il fait le travail. Est-il bon ou mauvais selon la parabole ?
Membre : Il est bon. Selon Jésus, il est bon.
Selon toi ? Est-il bon ou mauvais ?
Membre : Il est bon.
Mauvaises pensées, bonnes actions. Sur quoi est-il jugé ?
Membre : Ses actions.
Ses actions, pas ses pensées.
Membre : Non [pas ses pensées]. Oui, c’est exact.
D'accord. Je t’ai donc persuadé à partir de ta parabole ?
Membre : Pourquoi veux-tu me persuader ? C'est exact ; ce que tu as dit est exact. Mauvaises pensées et bonnes actions. Au départ, tu as dit que la parabole des deux fils indiquait que tu étais jugé sur tes pensées.
Membre : Non, sur tes actions.
Ah ?
Membre : Je voulais dire « actions ». Désolé.
Donc, pour toi, cette parabole prouve que tu es jugé sur tes actions, et non sur tes pensées.
Membre : Oui. Oui.
Membre : Quelqu'un.e peut-il.elle faire une bonne action avec une mauvaise pensée ?
Tout le temps. Et si vous ne levez pas la main, vous êtes des menteur.euse.s. Laisse-moi te poser une question, C. Es-tu en train de me dire qu'on ne peut pas faire de bonnes actions avec de mauvaises pensées ?
Membre : Mais c'est de l'hypocrisie. Parce que vous poursuivez quelque chose, quelque chose d'égoïste, n'est-ce pas, c’est de l’intérêt personnel. Trop long. Je ne dis pas que ce n'est pas de l'hypocrisie. Je dis qu'il est possible de faire cela. Et ma question est : sur quoi es-tu jugé ? Sur ce que tu penses ou sur ce que tu fais ?
Membre : Les actions sont le résultat des pensées. Donc, si on a une mauvaise pensée, comment peut-on faire une bonne action à la fin ? Ce n'est pas une action parfaite. D'accord. Mais les actions sont le résultat des pensées. Cette raison à la fin n'est pas une action parfaite. Et Dieu exige la perfection, n'est-ce pas ?
Si tu as soif, et que je t’offre un verre d'eau – cause et effet, mon action est-elle parfaite ?
Membre : Je pense qu'elle est suffisante.
Non, elle est parfaite.
Membre : Oui.
Tu as besoin d'eau et tu obtiens de l'eau. Ce n'est pas suffisant, c'est parfait. Ma raison de te donner de l'eau était mauvaise. Mais l'action en elle-même était parfaite.
Membre : Oui, cela a répondu à mon besoin.
C'est la définition de la perfection.
=== Exemple 2 = Aimer Son.Sa Voisin.e ===
Membre : D'accord, alors peut-on aimer son.sa voisin.e en agissant dans son propre intérêt ?
L'amour est-il une action ou une pensée et un sentiment ?
Membre : Un sentiment.
Quelle est ta question ?
Membre : Peux-tu aimer ton.ta voisin.e par intérêt personnel ? Je veux dire, en étant égoïste, en poursuivant tes propres intérêts.
Ma question est la suivante : es-tu jugé si tu aimes ou détestes ton.ta voisin.e ? Ou si tu le.la traites correctement ? Le.la traiter correctement est une action. L'amour ou la haine sont des émotions. Et la question est : sur quoi sera-tu jugé ? Parce que la position initiale de L. était : « vous ne savez pas ce que les gens pensent ». Puis sa deuxième position était : « mais Dieu le sait ». Et c'est là que les choses se compliquent.
Membre : D'accord, cette fois-ci, nous sommes d'accord. Je pense que nous sommes jugé.e.s sur nos pensées. Tu peux me comprendre ?
Nous sommes quoi ?
Membre : Nous sommes jugé.e.s sur nos pensées, mais elles se manifestent dans nos actions, je pense. D'accord. Nous sommes jugé.e.s pour nos pensées.
Avant de passer à autre chose, tu as adopté la même position que C. Je pense que vos actions ne reflètent pas toujours vos pensées. Je ne suis donc pas d'accord avec cette position.
Membre : Mais la question est de savoir quelles actions comptent. Je pense que nous sommes poussé.e.s selon la dispensation. Oui. Dans différents tests, selon la dispensation, nous sommes poussé.e.s. Je pense que nous sommes jugé.e.s sur nos pensées, mais celles-ci se manifestent par des actions. Alors, quelles actions comptent ? Je pense que les actions dépendent de la dispensation où nous sommes. Par exemple, tu cites quelque chose de très simple à propos de la photo de profil, ou dans le passé [pour notre] test, on utilisait [le port] des pantalons. Je pense donc que Dieu connaît nos pensées ; mais il s'agit de conflits universels. Il est donc nécessaire de les démontrer par des actions. Oui, je pense que mon idée est peut-être complète, mais j'ai d'autres explications si tu en as besoin.
D'accord. [Je ne dis pas que je suis] d'accord. Non. [Je dis juste que] j'ai compris ton point de vue. D'accord ? [Il nous faut] avancer. Tout va bien, mais nous n'avons plus de temps ; ce sera donc le dernier point. Je suis désolé, P. Oui ?
Membre : Dans Apocalypse 13 [versets 16 et 17]4), il est question de la marque de la bête. Et l'un des thèmes qui en ressort est que la bête va apposer sa marque, que vous croyiez ou non à ce qu'elle propage ; ou si vous n'y croyez pas, mais que vous êtes juste obligé.e de le faire. Donc, que vous y croyiez ou non, ce sont vos actions [en fin de compte] qui détermineront si vous recevrez la marque de la bête. Je pense donc que si on juxtapose cela avec le sceau de Dieu, cela fonctionne de la même manière. Et c'est pourquoi je pense que Dieu, lorsqu'il vous juge, doit examiner vos actions. Il ne peut pas prendre en considération vos pensées, car le système juridique doit être transparent. Donc, si on ne peut pas lire dans les pensées de son.sa voisin.e, Dieu doit utiliser les mêmes informations visibles, à savoir les actions.
Dernier point, N.
Membre : Je suppose qu'il y a plusieurs étapes : d'abord, vous réfléchissez à ce que vous vouliez faire et à ce que vous devriez faire ; ensuite, vous prenez une décision, et vous agissez en conséquence. Je pense donc que Dieu jugera vos actes, mais Il pourrait aussi trouver un équilibre entre les deux. Parce que si vous voulez faire quelque chose de mal, parce que si vous vous contrôlez et que vous n'agissez pas comme vous ne devriez pas, même si vous avez pensé à quelque chose de mal, vous avez ensuite fait ce que vous deviez faire. Et si vous agissez de manière mauvaise, même si vous pensiez que vous ne deviez pas le faire, et que vous le faites, alors ce sera différent.
Laisse-moi t’interrompre.
Membre : Oui.
Sur quoi es-tu jugée ? Sur tes actions ou sur tes motivations ?
Membre : Je suppose que Dieu équilibrera les deux parce qu’Il….
Si je fais quelque chose de bien pour une mauvaise raison, est-ce que j'irai au Ciel ou non ?
Membre : Je suppose qu'Il nous connaît tellement….
Nous ne pouvons pas [utiliser] « Dieu nous connaît ». Je te pose la question d'un point de vue légal : si tu fais la bonne action pour une très mauvaise raison, y entreras-tu ?
Membre : Je suppose que le résultat final, le résultat ultime est….
Un oui ou un non !
Membre : Le résultat final sera [la personne] qui sera jugée. Mais….
Tu dois répondre à une question simple par une réponse simple. J'ai besoin d'une réponse simple. Tu as fait une bonne action pour une mauvaise raison.
Membre : Les actions [passeront] en dernier.
Vas-tu au Ciel ou non ?
Membre : Les actions seront le dernier résultat.
Était-ce « oui » ? Pourquoi ne dis-tu pas « oui » ? C'est à toi que je demande de trouver un équilibre, pas à Dieu : Tu m'as souri, bonne action, mais tu ne m'aimes pas. Quel sera le résultat ? Succès ou échec ? Non, tu me traites bien ; c'est ça qui compte. Tu fais ce qu'il faut, même si tu ne m'aimes pas. Vous ne connaissez pas la réponse ? Oh, donc oui, seulement des actes. Il n'y a pas d'équilibre ici, selon ce que tu as : soit un modèle d'action, soit un modèle de pensée ; tu ne peux pas équilibrer les deux.
Nous n'avons plus de temps. Je sais que les gens ont encore des questions. Terminons en prière. Avant de terminer, je vais juste résumer mes pensées. Même si Matthieu chapitre 5, verset 28. Je vérifie si c'est bien le verset 285. Oui. Même si ce [verset] parle des pensées comme étant le crime, je pense que vous serez jugé.e.s sur vos actions, pas sur vos pensées. Mais nous devons être capables de retracer le cheminement du début à la fin, qui va de la pensée à l'action ; mais la criminalité réside dans l'action, pas dans la pensée. Ce qui signifie que le salut doit suivre le même schéma.
Je reconnais que plusieurs personnes ne sont pas d'accord avec cela. Laissons donc cette question en suspens, jusqu'à ce que nous soyons tou.te.s convaincu.e.s. Et faisons-le rapidement et en toute honnêteté, car en tant que Mouvement, nous devons parvenir à un accord [concernant] ce sur quoi nous serons jugé.e.s, les pensées ou les actions. Car cela devient important à mesure que de nouvelles lumières s'ouvrent à nous, à mesure que le message se développe. Prions.
Dieu saint, nous Te remercions de nous permettre de discuter entre nous, d'étudier Ta parole et de pouvoir changer d'avis. Que nous puissions être convaincu.e.s et être assez humbles pour reconnaître nos idées erronées, nos pensées erronées. Nous Te remercions pour le privilège de pouvoir être ici [en ce lieu], et de pouvoir être transformé.e.s par le renouvellement de notre intelligence. Au nom de Jésus, Amen.
5 Matthieu 5 : 28. Mais moi je vous dis que quiconque regarde une femme pour la désirer, a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur.